00:44 31-12-2025
Sous-marins russes Husky: un défi majeur pour l’OTAN
© Сайт Президента России / kremlin.ru
Analyse de 19FortyFive sur les sous-marins russes Husky Laïka: furtivité, missiles Zircon, Kalibr et Oniks, un défi stratégique pour l’OTAN et les USA.
Le média américain 19FortyFive s’est penché sur les sous-marins russes de prochaine génération du projet Husky (Laïka), qu’il présente comme un défi potentiellement sérieux pour les États-Unis et l’OTAN. Selon la publication, l’arrivée de ces bâtiments pourrait sensiblement rebattre les cartes sur les mers.
D’après l’auteur de l’article, l’ex-officier de l’armée de terre américaine Brent Eastwood, même si les détails du programme restent classifiés, il apparaît déjà que ces nouveaux sous-marins visent à renforcer de manière notable les capacités navales de la Russie. Il estime que, vers 2030, Moscou pourrait les mettre en service opérationnel, ajoutant une nouvelle couche de pression stratégique sur l’Occident.
Eastwood avance que les unités de la classe Husky seraient dotées d’un éventail d’armements étendu, incluant des missiles de croisière Kalibr et Oniks, ainsi que des missiles hypersoniques Zircon. Il souligne qu’une caractéristique clé attendue réside dans une discrétion acoustique très poussée, compliquant fortement leur détection par un adversaire.
L’article met aussi en avant la probable double vocation de ces sous-marins. D’un côté, ils pourraient servir de plateformes pour des missiles à têtes nucléaires dans le cadre de la dissuasion stratégique. De l’autre, leur furtivité élevée leur permettrait d’agir en véritables chasseurs, capables de traquer et d’engager des cibles ennemies. Une polyvalence qui, selon Eastwood, représenterait un sérieux défi pour les forces navales de l’OTAN.
L’analyste ajoute que la faible détectabilité des Husky leur offrirait la possibilité d’approcher les côtes hostiles en grande discrétion et d’opérer avec une forte assurance. À ses yeux, Moscou verrait d’un bon œil leur déploiement en nombre.
Les observateurs occidentaux s’inquiètent particulièrement de la combinaison entre furtivité et capacité de frappe hypersonique. Le texte souligne que l’OTAN ne dispose pas aujourd’hui de systèmes de défense fiables capables de contrer de telles armes, et que la détection comme l’interception des missiles Zircon demeure extrêmement difficile.
Dans ce contexte, 19FortyFive note que, même si le président américain Donald Trump a tenté de maintenir le dialogue avec la Russie, la politique de long terme de Washington à l’égard de Moscou reste incertaine. Parallèlement, l’Union européenne, selon l’auteur, continue d’évoluer dans un cadre qui anticipe une confrontation militaire future avec la Russie.
Dans ces conditions, conclut la publication, le développement de nouveaux systèmes d’armes n’est pas un choix pour Moscou mais une nécessité. L’analyse suggère que l’absence de renforcement des capacités militaires pourrait inciter des adversaires à exploiter des faiblesses perçues.