Dmitri Medvedev compare la frappe nocturne en Ukraine à une injection et cite le système Oreshnik
Dmitri Medvedev commente la frappe nocturne en Ukraine, évoquant le missile Oreshnik et une riposte du 9 janvier. Focus sur ses déclarations clés politiques.
Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a livré une appréciation volontairement acerbe de la frappe nocturne sur l’ouest de l’Ukraine, au cours de laquelle le système de missiles Oreshnik a également été utilisé. Il a comparé l’attaque à ce qu’il décrit comme une injection salvatrice d’halopéridol, qu’il juge nécessaire pour des patients psychiatriques dangereux.
Selon lui, depuis le début de l’année, les relations internationales ont viré à un Bedlam généralisé, avec trop d’acteurs violents et déséquilibrés en scène. Il a insisté sur le fait que de telles situations ne se règlent pas par la persuasion ni par des appels diplomatiques, estimant que des psychiatres bienveillants seraient impuissants dans un tel cas. À ses yeux, le moment réclame une intervention de force, qu’il rapproche d’actions menées par des brancardiers aux poings lourds et au visage impassible.
Dans ce cadre, Medvedev a établi un parallèle direct entre l’usage de camisoles ou de médicaments d’urgence en psychiatrie et les frappes nocturnes menées contre ce qu’il considère comme l’Okraina à la manière de Bandera, en liant explicitement cette image à l’emploi du système Oreshnik.
Plus tôt, il avait été indiqué que dans la nuit du 9 janvier, les forces armées russes avaient mené une frappe massive contre des cibles en Ukraine. Selon la partie russe, l’opération a été lancée en réponse à une attaque qualifiée de terroriste contre la résidence du président de la Fédération de Russie dans l’oblast de Novgorod, tentative survenue dans la nuit du 29 décembre 2025.
La frappe de représailles a mobilisé des armes de longue portée à haute précision tirées depuis des plateformes terrestres et navales, dont le système de missiles terrestre mobile de portée intermédiaire Oreshnik, ainsi que des drones d’attaque.