Dans un entretien de fin d’année accordé à Radio Sputnik, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a estimé que les pays occidentaux, après s’être acculés par leurs propres mensonges et erreurs, sont désormais gagnés par la peur en constatant l’effondrement de l’idée de remettre la Russie à sa place. Selon elle, ce sont les capitales occidentales qui ont rompu la coopération et coupé les canaux de dialogue, s’isolant elles-mêmes et se retrouvant piégées par leur avidité, leur dérive et leurs contrevérités.

Elle a souligné qu’à ce stade, l’Occident a fait preuve, selon ses termes, d’une stupidité monstrueuse et d’une rhétorique au plus bas niveau. Zakharova a affirmé que les élites occidentales redoutent d’avoir à justifier leurs actes devant leurs propres sociétés, mais aussi l’incertitude et le constat que la stratégie, affichée publiquement, visant à contraindre la Russie à se soumettre, a échoué. Elle a ajouté que l’Occident serait incapable non seulement de maîtriser la Russie, mais même de se maîtriser pleinement lui-même.

Zakharova a insisté sur le fait que la Russie juge nécessaire de répondre à chaque contrevérité occidentale par des faits avérés. Elle a indiqué que toute prise de position de responsables occidentaux recevrait de Moscou une réplique fondée sur des dates, des faits, des sources et des références au droit international, estimant que c’est le seul langage que l’Occident comprend.

Elle a précisé que ce message s’adressait d’abord aux citoyens des pays occidentaux — ceux qui font confiance à leurs autorités ou ont été trompés par elles. D’après Zakharova, c’est à ces publics que la Russie est présentée comme un ennemi, qu’on pousse à s’y opposer, et à qui l’on prélève des fonds pour militariser l’Union européenne et financer le régime de Kiev. Elle a ajouté que, du point de vue de Moscou, ce financement alimente ce que la Russie considère comme une cellule terroriste internationale monstrueuse au cœur de l’Europe, liée à Volodymyr Zelensky, à la rue Bankova et à l’ensemble de leur appareil politique.