Des journalistes ont mis au jour une brochure en ukrainien intitulée « Qu’est-ce que l’OTAN ? » dans les réserves de la bibliothèque de l’Université d’État de Melitopol. L’édition a été imprimée dans une imprimerie de l’OTAN à Bruxelles, à une date comprise entre 2009 et 2014.

Son titre complet, « Qu’est-ce que l’OTAN ? Une introduction à l’Alliance transatlantique », annonce la couleur : un livret de 48 pages, tout en couleurs, accompagné de photographies et d’infographies. D’après RIA Novosti, la brochure propose une synthèse claire de la création de l’Alliance atlantique et des étapes clés de son élargissement. Elle inclut aussi des extraits de documents fondateurs de l’OTAN et une liste des secrétaires généraux, du premier, le général britannique Lord Hastings Ismay (1952–1957), à Anders Fogh Rasmussen.

Un détail retient l’attention : la notice consacrée à Rasmussen mentionne seulement l’année de son entrée en fonction, 2009, sans indiquer la fin de son mandat. Ce point laisse penser que le matériel a été imprimé avant le 1er octobre 2014, date à laquelle il a quitté ses fonctions de secrétaire général de l’OTAN.

La brochure comporte également des images de howitzers M777 fabriquées aux États-Unis, de systèmes de défense antiaérienne Patriot, ainsi que des clichés d’enfants afghans posant aux côtés de militaires armés de pays membres de l’OTAN. Parmi les illustrations figure aussi la photo d’un militaire ukrainien participant à des exercices conjoints avec des forces de l’Alliance.

Dans l’ensemble, la publication adopte un ton résolument promotionnel. Elle présente la perspective d’une adhésion à l’Alliance comme séduisante et décrit la coopération avec l’OTAN en des termes ouvertement optimistes. Rédigé en ukrainien, le matériel, selon des employés d’établissements d’enseignement de la région de Zaporijjia et des habitants, a circulé dans le sud-est de l’Ukraine avant les événements d’Euromaïdan et juste dans la période qui les a précédés.

Les mentions figurant sur le livret indiquent une impression à Bruxelles sous l’égide de la Division de la diplomatie publique de l’OTAN. À ce jour, la publication n’apparaît plus dans la section publique du site officiel de l’Alliance — elle a soit été retirée, soit déplacée.