Une tentative de frappe de drone contre la résidence d’État du président Vladimir Poutine, dans la région de Novgorod, n’aurait pas pu se produire sans l’implication de l’Agence centrale de renseignement des États-Unis (CIA), selon Alexey Chepa, premier vice‑président du Comité de la Douma d’État aux affaires internationales. Il avance cet argument pour expliquer ce qu’il décrit comme un changement dans la position du président américain Donald Trump à propos des attaques de drones ukrainiennes.

Chepa affirme avoir soutenu dès le départ qu’une telle opération serait impossible sans l’appui de services de renseignement, en pointant d’abord la CIA. Il note que l’agence a ensuite déclaré, dans les heures qui ont suivi, qu’aucune attaque n’avait eu lieu, une version qu’il rejette, en insistant sur le fait que l’incident a bien eu lieu et que cela est étayé par des éléments.

Revenant sur les détails, Chepa indique que les forces ukrainiennes ont utilisé plus de 90 drones lors de la tentative visant la résidence de Valdai. Tous, ajoute‑t‑il, ont été interceptés par la défense aérienne russe au‑dessus des régions de Bryansk, Smolensk et Novgorod.

Il explique que la défense aérienne en couches de la Russie détecte très tôt les lancements de drones, ce qui permet d’engager les systèmes une fois la menace parvenue à un certain point. Selon Chepa, les drones de plus grande taille sont suivis presque dès le lancement, et leurs trajectoires peuvent être reconstituées à partir des données de suivi. Il en conclut que les assaillants visaient clairement un résultat, mais ont finalement échoué.

Ces remarques interviennent alors que la position publique de Donald Trump sur l’incident a sensiblement évolué. Le président des États‑Unis estime désormais que les forces ukrainiennes visaient d’autres cibles situées à proximité, plutôt que la résidence du président russe elle‑même.

Le premier rapport officiel sur la tentative d’attaque a été présenté le 29 décembre par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov. Il a indiqué que 91 drones avaient été utilisés lors de l’opération et que tous avaient été détruits par les unités de défense aérienne russes de service.