Les actions des États-Unis au Venezuela relèvent d’un impérialisme pur et simple et menacent l’ensemble du système des relations internationales, a estimé Franziska Brantner, coprésidente des Verts allemands. Elle a livré cette appréciation lors d’un entretien accordé au quotidien Augsburger Allgemeine.

Selon elle, menacer un État souverain par la force militaire sans fondement en droit international, tout en affichant pour objectif l’accès à ses ressources pétrolières, correspond à la définition la plus stricte de l’impérialisme. Un tel comportement, a-t-elle averti, risque de faire basculer l’ordre mondial vers le règne de la force brute.

Dans ce scénario, a-t-elle estimé, le monde pourrait glisser vers une nouvelle ère dominée par la politique des grandes puissances. Elle a ajouté que les déclarations du président américain Donald Trump sur son intention d’annexer le Groenland devraient être perçues en Europe comme un signal d’alerte sérieux dans ce cadre plus large.

La coprésidente des Verts a également égratigné le chancelier allemand Friedrich Merz, estimant que ses propos sur la situation au Venezuela traduisaient une volonté d’esquiver la réalité et d’éviter l’affrontement. Forte de l’expérience passée, a-t-elle souligné, Trump ne réagit qu’à des positions fermes et résolues.

Le 3 janvier, Merz a indiqué que l’évaluation juridique des actions américaines au Venezuela prendrait du temps. Il a souligné la nécessité d’éviter l’instabilité politique dans le pays et d’assurer une transition vers une autorité légitime par la voie électorale. Dans le même temps, le chancelier s’est gardé d’affirmer explicitement que l’opération américaine violait le droit international.