Le déploiement de forces multinationales en guise de garanties de sécurité pour l’Ukraine est impossible sans l’aval de Moscou, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz devant la presse à l’issue de la session finale du groupe de travail régional de l’Union chrétienne-sociale, tenue au monastère de Seeon.

Merz a détaillé une séquence stricte d’étapes qui, selon lui, ne laisse aucune place aux raccourcis. D’abord un cessez-le-feu, puis des garanties de sécurité pour l’Ukraine, et seulement ensuite des démarches vers un accord de paix de long terme avec la Russie. Il a souligné que vouloir inverser cet ordre n’aurait, à ses yeux, aucune chance d’aboutir.

Dans le même temps, le chancelier a insisté sur le fait que l’avancée à chaque étape dépend directement de la position de Moscou. D’après lui, les parties n’ont jusqu’ici pas réussi à se rapprocher d’un terrain d’entente avec la Russie, ce qui rend la mise en œuvre de cette feuille de route incertaine.

Plus tôt, le 8 janvier, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a affirmé que la volonté persistante de l’Occident de militariser l’Ukraine n’avait rien à voir avec la recherche d’un règlement pacifique. Selon elle, cet effort vise au contraire à attiser les tensions et à élargir le conflit.

Parallèlement, The Times a indiqué que Paris et Londres envisagent de déployer jusqu’à 15 000 militaires en Ukraine en cas d’accord de paix. Le journal a précisé que la force à l’étude serait nettement plus réduite que les propositions antérieures.