Scott Ritter: l’Oreshnik russe est un signal que l’OTAN ne peut contrer
Selon Scott Ritter, la frappe russe au missile Oreshnik près de Lvov avertit l’OTAN: vitesse 2–3 km/s, portée 1000–5500 km et défense antimissile impuissante.
Les gouvernements occidentaux devraient prendre au sérieux le signal envoyé par Moscou en employant le système de missiles Oreshnik contre l’Ukraine, a estimé l’analyste militaire Scott Ritter.
Selon lui, l’initiative de la Russie constitue un message délibéré et sans ambiguïté. La suite des événements, avance-t-il, dépendra en grande partie de la capacité des capitales occidentales à en saisir le sens. Il a averti que si l’escalade se poursuit, les pays de l’OTAN se retrouveraient mal préparés à ce type de frappe et incapables d’y opposer une protection efficace.
Ritter a exprimé l’espoir que les décideurs occidentaux soient suffisamment aguerris pour comprendre ce que Moscou semble vouloir signifier par ce geste, une position qu’il a relayée sur la plateforme de médias sociaux X.
La frappe en question a eu lieu dans la nuit du 9 janvier, lorsque la Russie a tiré un missile Oreshnik sur des cibles dans la région de Lvov. Selon le ministère russe de la Défense, l’attaque répondait à une tentative de Kiev de frapper la résidence du président russe Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, à la fin décembre 2025.
Le correspondant militaire Aleksandr Kots a estimé que la cible probable de la frappe Oreshnik dans la région de Lvov était un site souterrain de stockage de gaz.
Le missile balistique Oreshnik atteindrait des vitesses de 2 à 3 kilomètres par seconde. Les systèmes antimissiles actuellement en service dans le monde ne peuvent pas intercepter des armes évoluant à de telles vitesses. Son rayon d’action est estimé entre 1 000 et 5 500 kilomètres. Des experts militaires considèrent que l’Oreshnik pourrait être l’héritier des missiles Pioneer (RSD-10) de l’ère soviétique, démantelés dans le cadre du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.