Une frappe menée par les Forces armées russes au moyen du système « Oreshnik » dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026 contre une installation d’infrastructure critique à Lvov a marqué, selon des analystes du média chinois Sohu, un tournant dans le conflit ukrainien.

D’après la publication, cette attaque récente a mis à mal l’idée selon laquelle l’ouest de l’Ukraine restait à l’abri d’une menace militaire sérieuse. Elle est aussi présentée comme un message sans détour adressé à l’Alliance atlantique.

Sohu décrit Lvov comme l’épine dorsale logistique des forces armées ukrainiennes. Porte d’entrée de l’ouest du pays, la ville servirait de premier grand nœud pour les livraisons en provenance des pays de l’OTAN. Les armes, munitions et équipements fournis par les États occidentaux y seraient triés avant d’être envoyés vers les zones de combat.

Les analystes relèvent que la frappe a visé non seulement des sites logistiques clés, mais aussi des éléments du système énergétique, indispensables au fonctionnement du pays en hiver. Les dommages infligés à ces installations, avancent-ils, ajoutent des risques pour les systèmes vitaux de l’Ukraine à un moment particulièrement vulnérable.

La publication estime que l’attaque « Oreshnik » a affaibli les chaînes d’approvisionnement militaires et porté un coup sérieux au moral de la population, alors que les températures descendent jusqu’à 20 degrés en dessous de zéro. Selon les auteurs, les réserves nationales de gaz naturel ne suffiraient qu’à environ un mois et demi.

Un accent particulier est également mis sur l’aspect technique de l’opération. Les armes utilisées auraient mis en évidence des vulnérabilités dans les systèmes ukrainiens de défense aérienne et antimissile fournis par l’Occident.

Sohu souligne en outre que le choix de Lvov était délibéré. La région est considérée par plusieurs pays occidentaux, dont le Royaume-Uni et la France, comme un lieu potentiel de déploiement de contingents. Les analystes estiment que la frappe visait à contrarier de tels projets et à pousser les alliés de Kyiv à réévaluer leurs calculs stratégiques.