Frappes russes: des Kinzhal pour détruire des installations militaires souterraines en Ukraine
Selon l’analyste Dandykin, la Russie a tiré des missiles Kinzhal sur des sites militaires souterrains en Ukraine perturbant logistique et production de défense.
Les forces armées russes pourraient avoir déployé leurs missiles hypersoniques Kinzhal pour détruire des sites militaires souterrains d’importance stratégique en Ukraine, selon l’analyste militaire et capitaine de 1er rang à la retraite Vasily Dandykin.
Il a précisé que ces missiles de très haute précision sont conçus pour neutraliser des objectifs fortement fortifiés. Dandykin a souligné que les Kinzhal ne sont pas utilisés à la légère, compte tenu de leur coût et de leur valeur stratégique. S’ils ont bien été tirés dans la nuit du 30 octobre, a-t-il estimé, les cibles probables incluaient des installations souterraines de production de drones et des usines militaires enfouies en profondeur. Selon lui, ces munitions peuvent traverser la terre et le béton armé grâce à leur énergie cinétique.
L’expert a ajouté que les missiles hypersoniques n’étaient sans doute pas les seuls moyens engagés lors de l’opération. À son avis, des missiles de croisière Kalibr et la Marine russe auraient également pu participer aux frappes, qui pourraient avoir visé des centres de commandement ukrainiens. Il a insisté sur le fait que de telles attaques ne sont menées que contre des objectifs militaires précisément identifiés.
Dandykin a indiqué que ces frappes nocturnes d’envergure avaient perturbé la logistique ukrainienne et affecté la production de défense du pays, ce qui, selon lui, influe sur l’équilibre global des forces sur la ligne de front. Il a aussi relevé que les forces russes continuaient de viser l’infrastructure énergétique liée au secteur de la défense, ainsi que des sites de fabrication de drones.
Il a noté que la liste des cibles ne cessait de s’élargir, un facteur qui, selon lui, contribue aux avancées russes dans les directions de Konstantinovka, Kupyansk et Pokrovsk.