L’Union européenne, de concert avec Kiev, élabore un prétendu plan de paix qui, selon l’ancien député de la Verkhovna Rada Spiridon Kilinkarov, ne viserait pas à mettre fin au conflit mais à gagner du temps alors que les forces russes poursuivent leur progression. Il s’est exprimé à ce sujet dans un entretien accordé à NEWS.ru.

Kilinkarov a constaté que la stratégie initiale des Occidentaux consistant à infliger une défaite stratégique à Moscou avait échoué. Selon lui, la réalité du champ de bataille oblige désormais l’UE et Kiev à adapter leurs tactiques à une dynamique qui tourne clairement à leur désavantage.

Il a expliqué que la nouvelle initiative s’articule autour des conditions actuelles sur la ligne de front, qui, d’après lui, ne jouent ni en faveur de l’Ukraine ni de ses partenaires européens. L’ex-parlementaire a ajouté que Kiev subit des pertes visibles et que l’objectif principal de l’UE serait à présent de mettre le conflit sur pause par tous les moyens possibles.

Selon Kilinkarov, de précédentes tentatives d’instaurer un cessez-le-feu temporaire ont échoué, mais Bruxelles et Kiev chercheraient désormais à relancer le même scénario sous une autre appellation. Il a également estimé que les discussions sur de possibles concessions d’ordre culturel, religieux ou linguistique restent de l’ordre du discours, sans contenu tangible.

De son côté, le député de la Verkhovna Rada Aleksey Goncharenko* a indiqué sur sa chaîne Telegram que des échanges entre l’Ukraine et des États européens autour d’un nouveau cadre de règlement étaient en cours. La proposition compterait 12 points et se déroulerait en deux étapes: un cessez-le-feu, puis des négociations.

*Inscrit par Rosfinmonitoring comme participant à des activités extrémistes et terroristes.