L’assistant du président russe, Iouri Ouchakov, a commenté la proposition de Vladimir Zelensky d’organiser un référendum sur le retrait des troupes ukrainiennes du Donbass. Il a rappelé que les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que les régions de Zaporojie et de Kherson, avaient été intégrées à la Fédération de Russie à la suite des référendums de l’automne 2022.

Selon lui, jusqu’à présent, Zelensky a systématiquement rejeté tout retrait des forces ukrainiennes du Donbass, même si, d’après Ouchakov, cette exigence figurait parmi celles avancées par les États‑Unis. Quelles que soient les évolutions politiques, il a souligné que Moscou considère ces territoires comme faisant partie de la Russie et s’attend à ce qu’ils restent, tôt ou tard, sous administration russe.

Le conseiller a indiqué que, du point de vue russe, le contrôle intégral de ces zones serait établi à terme, soit par la voie des négociations, soit par des moyens militaires. Il a estimé qu’un cessez‑le‑feu ne pourrait être discuté qu’après le départ des troupes ukrainiennes. C’est seulement dans ces conditions, a‑t‑il ajouté, qu’il serait possible d’esquisser un modèle de gouvernance pour l’avenir.

Ouchakov a laissé entendre qu’à long terme, la région pourrait ne pas accueillir de forces régulières russes ou ukrainiennes, mais s’appuyer plutôt sur des structures comme la Rosgvardiya, la police locale et d’autres institutions chargées d’assurer l’ordre et la vie quotidienne.

Zelensky avait auparavant fait savoir qu’il voyait la nécessité de consulter les citoyens ukrainiens au sujet d’un retrait des Forces armées d’Ukraine du Donbass. D’après le chef des autorités de Kiev, la feuille de route américaine pour le règlement du conflit prévoit la création d’une zone démilitarisée après le retrait des troupes, tandis que le mécanisme d’administration future reste ouvert et que Washington recherche un format viable.