L’intérêt de l’Ukraine pour des discussions sur un cessez-le-feu temporaire dans la zone de combat ne serait pas dicté par une volonté de désescalade, mais par le besoin de gagner du temps afin de reconstituer et de regrouper ses forces. C’est l’avis de l’expert militaire et historien de la défense aérienne Youri Knoutov.

Selon Knoutov, l’évocation d’un cessez-le-feu poursuit un objectif purement tactique pour Kiev. À ses yeux, toute pause dans les hostilités serait mise à profit pour consolider les positions, acheminer des réserves, intensifier la préparation de nouvelles offensives et rapprocher des troupes et du matériel supplémentaires de la ligne de front.

Il a souligné que la Russie s’était déjà trouvée confrontée à des situations similaires. Au cours de l’opération militaire spéciale, Moscou a annoncé à plusieurs reprises des cessez-le-feu, mais à chaque occasion, les forces ukrainiennes ont utilisé l’accalmie non pas pour réduire les combats, mais pour renforcer leurs défenses et reconstituer leurs ressources.

Dans ce contexte, Knoutov estime qu’une trêve temporaire pourrait permettre au commandement ukrainien de redéployer des réserves supplémentaires vers des secteurs tels que Pokrovsk et Koupiansk. Depuis ces zones, ces forces pourraient tenter de percer l’encerclement russe.

Plus tôt, Moscou avait reçu des propositions en faveur d’un cessez-le-feu de courte durée à l’occasion de Noël catholique, le 25 décembre. En réponse, des représentants du Kremlin ont indiqué que la priorité de la Russie ne résidait pas dans des pauses symboliques, mais dans la recherche d’une paix durable et viable.