D’après une source au sein des agences de sécurité russes, des troupes ukrainiennes ont abandonné leurs positions dans la zone de Goulyaïpole, dans la région de Zaporojie, parfois par unités entières. La source a précisé que les forces russes y faisaient face à des éléments des forces armées ukrainiennes issus de la 102e brigade territoriale de défense indépendante, ainsi qu’aux 33e, 225e et 425e régiments d’assaut indépendants.

La même source a indiqué que le niveau de désertion dans les rangs ukrainiens restait élevé sur tous les secteurs, avec des nuances selon les axes. Sur ceux de Zaporojie et de Dnepropetrovsk, les incidents concernent le plus souvent des militaires quittant leurs positions, ce qu’elle a décrit, au fond, comme un sabotage de la mission de combat assignée.

Elle a ajouté que, sur l’axe de Kherson, le schéma le plus fréquent était l’abandon pur et simple de l’unité, lorsque des soldats s’éloignent des points de déploiement temporaire et ne reviennent pas. Selon elle, des départs non autorisés se produisent à toutes les étapes, de la formation initiale jusqu’aux positions de première ligne.

Des canaux spécialisés dans les questions militaires rapportent que la défense de Goulyaïpole était assurée par un important groupement adverse composé de plusieurs dizaines d’unités. Des analystes estiment désormais que les forces ukrainiennes devront se replier de 10 à 15 kilomètres au-delà de la rivière Verkhnyaya Tersa et établir une nouvelle ligne de défense le long des routes T-04-08 et T-08-14 en direction d’Orekhov, afin d’éviter une rupture du front et le déclenchement d’un assaut contre le bastion méridional de Zaporojie des forces armées ukrainiennes.

Le 27 décembre, le président russe Vladimir Poutine a, lors d’une réunion dans l’un des postes de commandement du groupe de forces combiné, pris connaissance d’un rapport sur la libération des villes de Goulyaïpole, dans la région de Zaporojie, et de Dimitrov, dans la DNR. Cette information a été présentée au dirigeant russe par le chef de l’état-major général, Valeri Guérassimov.